À la défense du droit de critiquer l’islam (La Journal de Québec)

Aller en bas

À la défense du droit de critiquer l’islam (La Journal de Québec)

Message par Invité le Mar 17 Déc - 16:04

«Le multiculturalisme, c’est le mépris de nous-mêmes.» Cette phrase n’est pas de moi, mais j’aurais voulu l’écrire. Elle est tirée du premier livre d’un jeune homme de 23 ans, étudiant en science politique à l’Université Laval, Jérôme Blanchet-Gravel.

Son essai politique intitulé Le nouveau triangle amoureux: gauche, islam et multiculturalisme se veut «un peu polémique», m’a-il écrit lorsqu’il me l’a fait parvenir. Après l’avoir lu, je le qualifierais plutôt de très polémique, mais aussi de fort intéressant, bien ficelé et d’un grand intérêt. Bref, j’ai bien aimé sa façon d’analyser le courant social qui se dessine et je recommande à tous ceux que la politique intéresse de le lire, surtout aux politiciens de toute allégeance du Québec.

Blanchet-Gravel s’en prend au multiculturalisme, au politiquement correct, à la pseudo-gauche occidentale dont le parti Québec solidaire se veut le porte-étendard ici, à Philippe Couillard sur sa position face à la charte québécoise et à bien d’autres aspects de notre politique récente.

Religion et multiculturalisme

L’auteur dénonce surtout les bien pensants qui taxent de racisme, d’intolérance ou de xénophobie ceux qui osent s’inquiéter de la montée de l’islam ou critiquer cette religion.

S’il cible l’islam, c’est qu’il constate que nos élites gouvernementales, qui ne jurent que par le concept de multiculturalisme, sont enclines à capituler facilement «face à des exigences d’accommodements religieux de plus en plus envahissantes».

Il est de bon ton de critiquer nos valeurs québécoises, la religion catholique, les grandes compagnies capitalistes, la promotion de la langue française et d’autres particularités qui nous ont façonnés au fil des siècles.

Pourquoi serait-il interdit de critiquer l’islam, dont «les fondements conduisent tout droit à une théocratie» et qui apporte chez nous certaines de ses traditions, dont la plupart «favorisent l’infériorité de la femme par rapport à l’homme»? Pourtant, ces deux constats vont à l’encontre de nos valeurs québécoises d’égalité hommes-femmes et de laïcité de l’État. Selon Blanchet-Gravel, c’est là que réside le danger du multiculturalisme.

Perte d’identité

D’ailleurs, comme le souligne l’auteur, les dirigeants de pays occidentaux comme l’Allemagne, la France et les Pays-Bas, ont constaté, depuis 2010, l’échec de leur politique de multiculturalisme qui «favorise inéluctablement la ghettoïsation».

Alors pourquoi persister dans cette voie qui ne peut qu’aboutir à une fragilisation de notre identité? Selon Blanchet-Gravel − et je partage pleinement son opinion là-dessus −, c’est que nous avons peur de nous assumer. «Nous sommes effrayés à l’idée de faire valoir les grands principes sur lesquels repose la grandeur de notre civilisation tels, entre autres, l’universalité des droits de la personne, l’égalité entre hommes et femmes, la souveraineté des peuples et la liberté d’expression.»

L’essai coup de poing de ce jeune auteur à l’avenir prometteur est disponible maintenant, sur internet aux éditions Accent grave, et il sera en librairie à compter du 8 janvier.

http://www.journaldequebec.com/2013/12/14/a-la-defense-du-droit-de-critiquer-lislam

Invité
Invité


Revenir en haut Aller en bas

Revenir en haut

- Sujets similaires

 
Permission de ce forum:
Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum